Germain: Quand la Rentrée ne ce passe pas exactement comme on l’avait programmé…

J’ai vingt-huit ans et je dois avouer que ma bisexualité m’est tombée dessus tout récemment. Jusque-là je n’avais jamais perçu un homme comme désirable. Je ne me voyais partager un quotidien, des projets, une existence entière, des enfants, qu’avec une femme et pourtant un bel été, à l’étranger, il était beau, il était grand, il était américain. Pour la première fois de ma vie, j’ai désiré un homme ce n’était ni réciproque ni de l’amour. Je le sais maintenant. Il a été crucial pour moi de lui révéler mon attirance, ce fut fait et tant mieux.

Une fois parti, j’ai cru que mon envie d’hommes allait disparaître, mais ce ne fut pas le cas. Cette nouvelle possibilité élargie la palette de couleurs et d’harmoniques de mes désirs, mais ne me prive en rien, ne me fait rien sacrifier. J’ai longtemps vécu pour de nombreuses raisons comme un cancéreux qui a échappé de peu à son tombeau, privé d’envie, de vie, d’espoir. Cela m’arrive encore parfois je ne le nie pas. Pour moi, cette bisexualité tant décriée par certains esprits ignorants ou étriqué, n’est ni une malédiction, ni une perversion. C’est une renaissance, un nouveau rapport entre moi, mon corps et mes désirs. Mon goût pour le sport est né de mon envie d’hommes. J’ai besoin de me trouver désirable et désiré par les hommes. Je n’ai jamais eu cette motivation concernant les femmes. Je n’éprouve pas la nécessité de m’entretenir pour être celui qui pourrait leur convenir.

J’ai aimé passionnément une femme, pleuré pour elle. J’ai pleuré également pour un homme, tous les mots ne sauraient décrire ces larmes, qui semblent vous submerger, en même temps qu’elles vous font suffoquer, vous assaille de toute part se déversant par tous les pores de votre peau et parcourent l’ensemble de votre corps en une sombre vibration, qui vous laisse comme seul compagnon le poids de l’absence. Puis un beau jour, une lueur, un feu nouveau, sans raison ou presque, si ce n’est cet homme-là, qui inspire, transcende tout ce que l’on est. Alors, il n’y a plus qu’à laisser place à l’amour, au désir, a la passion brûlante, dévorante et entêtante. Je l’attends s’il ne vient pas j’irai le chercher. Je finirais bien par le trouver.

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