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geen: Quand on ne veut pas se l'avouer...

Je suis une jeune fille, bientôt 18 ans, et je pense qu’à travers ce récit vous pourrez aisément deviner mon orientation sexuelle.

C’est très récemment que j’ai pris conscience de ma bisexualité, il y a presque deux ans, février 2014, au courant de l’hiver de mon année de Première. J’avais connu auparavant un garçon, qui était ouvertement bisexuel, mais j’avoue que je n’avais pas très bien compris ce dont il s’agissait ; encore moins quand ma mère a décrété que ce garçon était malsain.

J’étais folle des garçons, à tel point que mes ami(e)s me taquinaient, me qualifiant de cœur d’artichaut. J’ai eu plusieurs petits amis avant ce fameux jour, et était persuadée d’être hétérosexuelle, à 100%. Pourtant, il m’arrivait très fréquemment de regarder les filles au niveau de leur poitrine, de leurs hanches et de leur cou, et mon cœur s’accélérait, mais je n’identifiais pas ça comme du désir, plutôt comme de l’envie, de la jalousie presque, parce que leurs formes étaient belles et que, entre 12 ans et 15 ans, toutes les filles complexent sur leur corps. Lorsque j’allais dormir chez ma meilleure amie, nous allions à la salle de bains en même temps, et je ne pouvais pas m’empêcher de la regarder se déshabiller.

Ce n’est qu’à 16 ans donc, que j’ai pris conscience de ce qu’il m’arrivait vraiment – et encore, j’ai eu besoin de l’aide de quelqu’un pour m’en convaincre !

En vérité, il avait suffit d’un livre (Apocalypse Bébé, de Virginie Despentes), et puis d’une fille dans la rue. J’habitais encore à Perpignan, et, si vous n’y êtes jamais allés, sachez que, devant la Fnac, il se trouve une grande esplanade, sur laquelle il faut passer, pour aller d’un arrêt de bus à l’autre. Je passai donc sur cette esplanade. Il y avait foule. Je m’en souviens comme si c’était hier. Ça avait été incroyable, on s’était croisées, toutes les deux, et puis je ne sais pas, quelque chose chez elle m’a ébranlée... Si bien que j’n’arrivais plus à trouver mes mots… Nous avons tourné la tête en même temps lorsque nous nous sommes croisées. Ses cheveux couleur prune coupés au carré ont volé dans le mouvement de son visage. Sa bouche s’est étirée dans un sourire, et j’ai remarqué qu’elle avait un piercing blanc sous sa lèvre inférieure, à droite. D’habitude, j’aurais trouvé ça vulgaire, mais sur elle, non, c’était noble, gracieux. Ses yeux étaient noirs, noirs, noirs, on aurait pu tomber dedans et s’y perdre, ils étaient comme un abîme. Un magnifique abîme. Je n’oublierai jamais son visage, son regard, et encore aujourd’hui, je prie pour la recroiser. Qu’est-ce qu’elle était belle… Jamais je n’avais vu créature aussi gracieuse, merveilleuse. J’allais jusqu’à m’imaginer son nom, son âge, sa vie, j’me demandais si elle avait une copine… J’étais certaine qu’elle aimait les filles. Je me remémorais le mouvement parfait de son cou lorsqu’elle avait tourné la tête… Pourtant, je ne voulais pas me l’avouer, je me posais beaucoup de questions : pourquoi je l’avais remarqué, pourquoi, la tête appuyée sur la vitre du bus, je la revoyais, encore et encore, pourquoi des frissons m’envahissaient, pourquoi mon cœur battait à tout rompre ?

J’en ai parlé avec mon meilleur ami de l’époque, pour qui c’est apparu comme une évidence. « Tu es bisexuelle » qu’il m’a dit. Et ce mot, que j’avais déjà entendu, maintes et maintes fois, a sonné pour la première fois comme une évidence à mes oreilles. Si je devais le remercier pour quelque chose, ce serait bien pour ça : m’avoir fait prendre conscience de qui j’étais vraiment.

Je crois que, si je n’ai pas su me l’avouer seule, c’était parce que mes amis m’avaient « définie » en tant qu’hétérosexuelle. C’était bien connu, dès qu’un garçon me parlait, je devenais toute rouge, je balbutiais et je perdais mes moyens. Avec les filles, c’était plus facile, parce que la société m’a imposé ça.

Quelques mois plus tard, je suis tombée amoureuse d’une fille, qui se cherchait encore, qui ne savait pas si elle était hétéro, bisexuelle ou même lesbienne. J’ai espéré, espéré… pour finalement, comprendre qu’elle se payait ma tête, et qu’il n’y aurait rien entre nous.

Et puis, j’ai fait la connaissance de mon petit ami actuel, avec qui se suis en couple depuis bientôt 10 mois. Et, parce que je sors avec un garçon, alors parfois les gens me disent que je suis hétéro, parce que je ne suis pas en couple avec une fille. Ils me disent aussi que je sors avec lui parce que je préfère le sexe masculin, que ce n’est pas possible d’aimer les deux sexes indifféremment.

J’attends d’être majeure pour le dire à ma famille, parce que ma mère trouve ça malsain, et que je veux être sûre d’être un peu protégée.

Mais une chose est sûre : à tous ces gens qui sont biphobes sans le savoir, je leur dis merde. Nous vivons la vie que nous voulons, essayez de la comprendre avant de poser sur nous vos regards inquisiteurs et méfiants. Essayez de la comprendre également avant de dire « Oh, t’es bi ? Je savais pas ! », ce n’est pas marqué sur notre front.

Une deuxième chose est sûre. A tous ces gens qui sont en pleine hésitation, parce qu’ils ne savent pas qu’aimer les deux sexes n’est pas une abomination, je leur dis : NE LAISSEZ JAMAIS LES AUTRES VOUS DICTER QUI VOUS DEVEZ ETRE. Trouvez le par vous-même.

J’espère que ce témoignage assez maladroit et mal structuré vous aura aidé.

 

Full love (expression lancée par une youtubeuse bisexuelle, Lysandre Nadeau). ❤ 

16/11/15

Suzy JUJU: La Bisexualité est une orientation sexuelle à part entière

"J'aimerai vous parler de ma bisexualité".       Smile

C'est à partir de l'âge de 15 ans, que j'ai commencé à m'apercevoir que j'étais attirée par les deux sexes: Homme/Femme.

Grâce à mon frère (qui était homosexuel),(nous avions 15 ans de différences), ma fait comprendre que la bisexualité existée bien, car je me posais des questions, il y avait qu'à lui que je pouvais en parlé, car on se comprenait l'un et l'autre. Pas possible d'en discuter avec les autres frères et soeurs, surtout pas avec mon père, ma mère le savait, elle approuvé ma bisexualité sans soucis.

 Le déclic à été au Lycée pour ma prof principale de Restauration-Hôtellerie, c'était une attirance envers elle dès le 1er jour et c'était réciproque. Nos regards furent assez intenses et discrets.C'est au 3 ème jour qu'elle fut le 1er pas envers moi en me demandant à la fin du cours, si je voulais bien faire du baby-sitting chez elle pour garder ses 3 enfants un week-end sur deux.Je lui répondis"oui" avec un grand sourire qui en disait long... J'avais dû demander l'autorisation à mes parents, qui ont acceptés.

 Le week-end fut une révélation pour nous deux.Pour elle et moi c'était la 1ère fois que nous avions une histoire d'amour au féminin.Nous faisions attention pour être discrètes envers son mari,qui n'était pas au courant, ainsi qu'envers ses enfants et au lycée aussi.

 Puis,un jour en pleine récréation alors que j'étais restée avec elle en classe,une autre prof nous a surprise entrain de nous embrasser. Malheureusement, cela nous a couté une convocation chez le proviseur. Nousavons été mises à pied l'une et l'autre. Par la suite, on nous a demandé de faire un choix sur notre orientation professionnelle, car le proviseur ne pouvait pas garder les deux. Elle m'a annoncé qu'elle préférait que je reste au lycée et elle demanda sa mutation avec grande tristesse. Notre relation de façon concrète n'a pas durée très longtemps.On s'écrivait presque quotidiennement, mais c'était devenu platonique à cause de la distance.Il y avait un manque, la relation ayant changée, je lui ai donc demandé de rester amie avec elle. Depuis ce jour, nous sommes toujours restées en contact par écrits.

 Quelques annnées plus tard, ma deuxième histoire d'amour se conjugua encore au féminin. J'étais à la recherche d'un boulot dans la restauration. Un soir, lors d'une soirée entre amis/amies dans un restaurant, je l'aie rencontrée. C'était la serveuse et la patronne de ce restaurant. Elle était le sosie de Mylène Farmer...( Etant fan de cette artiste française), mon attirance fut de suite pour elle. A la fin du service, elle me proposa un poste de serveuse/barmaid et ainsi qu'être la baby-sitter de son fils de 2 ans. J'ai accepté sans hésité.

 Petit à petit, on s'est rapprochée.Je lui avouai que j'étais bisexuelle.   Elle ne prit pas la fuite, bien au contraire, elle me confia qu'elle commençait a avoir des sentiments amoureux pour moi et me demanda si j'étais d'accord pour qu'on aille plus loin. C'était la 1ère fois pour elle, qu'elle avait une relation amoureuse avec une femme.

 Notre relation dura 1 an. Mon père et une de mes soeurs ne voyant pas cette relation d'un bon oeil, me firent du chantage pour que je démissionne et c'est ce que je fis. C'est avec beaucoup de tristesse que je quittai mon boulot. Comme on s'aimait, on se voyait en cachette. Puis il a fallut que je quitte la france pour le travail, pour la Nouvelle-Calédonie. Cela nous a fait mal, on avait du mal à se quitter. Arrivée en Nouvelle-Calédonie au Club-Med(sur mon lieu de travail), elle me manquait déjà, on s'était promis de s'écrire, et un jour elle me fit la surprise de venir 15 jours sur mon lieu de travail, ou elle avait fait sa réservation  pour ses 15 jours.Cela à été formidable....  Puis le jour de son départ pour la France arriva, cela à été encore une fois  difficile, on a pleuré, car elle ne savais pas qu'en j'allais rentrée en France. J'ai mis 2 jours pour me remettre, et me remettre en question: Je n'avais pas envie de revivre la même chose: On s'écrivait tous les jours, mais nous étions en manque de l'une et l'autre, on en souffrait, j'ai préferé lui dire si on pouvait restée amie l'une et l'autre. Cela lui faisait mal, car je n'avais pas envie de la perdre en tant qu'amie, au fil du temps, elle a réussi à restée mon amie.

 Un an après, j'ai rencontré un homme que j'ai aimé et avec qui je suis restée 8 ans. Je lui ais dit de suite que j'étais "bisexuelle",mais que je désirais vivre ma bisexualité de façon simultanée, c'est-à-dire que je pouvais avoir une relation amoureuse avec une femmeen même temps que d'être avec lui. Je lui expliquai que j'étais très heureuse avec lui mais qu'il y avait un manque du côté féminin. Il a très bien accepté ma "spécificité" ou ma "différence", comme on veut.

 Pendant ma relation avec lui,j'ai fait la connaissance de ma troisième copine.Nous sommes restées 13 ans ensemble.Elle était homosexuelle. Cette relation à été houleuse,difficile dans les premiere temps.Pour elle,la bisexualité n'existait pas.Elle affirmait que c'était juste une phase transitoire et que je n'assumais pas mon homosexualité! C'était vraiment blessant de voir qu'elle reniait mon orientation sexuelle,ce "entre-deux" qui est invisible encore aujopurd'hui.                   

J'ai mis du temps à lui faire comprendre que j'étais bien "bi" et pas "homo",que j'assumais très bien mon orientation sexuelle et que je désirais avoir dans ma vie un homme et une femme.Puis en fin 2010 début 2011, je mis finà notre relation amoureuse.

 En 2006/2007 j'ai fait la connaissance d'un homme avec qui j'ai vécu 3 ans.Je lui ai fait part de ma situation et il a accepté directement de devoir me "partager" avec elle.

 En 2011, du côté masculin,ce n'était plus l'amour fou de mon côté envers lui,mais on reste en bon terme et sommes restés amis.

Fin 2011, je me suis retrouvée célibataire des deux côtés.J'avais un terrible manque du côté féminin.

 L'année 2012 pointa le bout de son nez et j'avais toujours ce sentiment de ne pas encore avoir trouvé l'idéal au féminin,une fille avec qui je puisse vivre ma bisexualité sans être traitée" d'homosexuelle refoulée" ou qui ne me demande pas de choisir " un camp".

 C'est au début du mois de Mars que j'ai eu mon 1er coup de foudre pour cette jolie jeune femme,mariée,avec deux enfants,qui est elle même "bisexuelle".Elle a la même conception de la bisexualité que moi.Elle était en quête de son "alter-égo" au féminin.

Cette nouvelle rencontre est la plus magique et la plus importante de ma vie.Car ce petit bout de femme est "mon rayon de soleil",qui me réchauffe le coeur et qui bat très fort à chaque fois qu'on est ensemble.

Elle a aussi une autre particularité ou différence,comme vous préférez. Elle a un handicap moteur,elle se déplace en fauteuil roulant et à un problème d'élocution.je précise qu'intellectuellement tout fonctionne très bien.

Cela ne m'a pas fait peur.Je l'ai vu comme une femme et non comme une personne handicapée.Mon coeur bat à vive allure pour elle.......

Aujourd'hui en 2015,nous sommes toujours ensemble,cela fait 3 ans 1/2,nous conjuguons la vie à cinq: son mari(notre amitié pour l'un et l'autre est toujours présente,avec un grand respect envers l'un et l'autre),ses filles(de 10 ans,de 5 ans),elles sont supers adorables.Je suis leur repère.Nous sommes une famille recomposée,pleine de gaité,de bonheur,de rire, de joie,et quelques fois des petits pleurs (comme dans famille,couple).

Je voudrais dire aussi à travers ce récit:

       - Qu'il ne faut pas avoir honte de tomber amoureuse d'une personne handicapée.

       - Qu'il faut franchir les barrières de l'inconnu et laisser de côté nos aprioris.

Malheureusement,certains de mes amis m'ont tourné le dos,parce que je suis avec une femme handicapée.Ils ont eu des propos blessants comme par exemples:

             - " Tu pourrais trouver mieux"

             - "Qu'est-ce-que tu lui trouves"

             - "Tu vas être malheureuse avec elle"

             - "Elle va être une charge pour toi"...........

Mais tant pis pour ces amis que j'ai perdu et pour "les quand dira-t'on".

Je terminerai sur le proverbe de Saint-Exupéry qui résume très bien mon état d'esprit:  " On ne voit bien qu'avec le coeur,l'essentiel est invisible pour les yeux".

15/11/15

 

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Actualités

Nous étions 17 hier soir pour le 1er café sexo de l'association Bi- Visible 2017, 12 hommes et 5 femmes.
Sujet choisi : Découverte et lassitude dans la sexualité (14 voix)
Prochain café sexo, le 1er février !


Nous vous souhaitons une bonne et heureuse année 2017.

Qu'elle vous apporte de bonnes choses Positives : Santé - Joie - Bonheur - Amour - Amitié - Prospérité - Travail - Argent.
Bisous de toute l'équipe de Bi-Visible.


Nous vous retrouvons le 04/01/2017 pour le Café-Débat-Sexo de 19h à 22h. (A L' Espace De Diversité De Laïcité - 38,Rue D'Aubuisson - 31000 Tlse). (Tout public). Inscrivez-vous.
Et notre prochaine Permanence aura lieu le 09/01/2017 de 18h à 20h. (A L' Espace De Diversité De Laïcité - 38,Rue D'Aubuisson - 31000 Tlse). (Tout public). (Si vous êtes en questionnement sur votre identité et / ou votre orientation sexuelle - Désirez partager votre parcours de vie - Vous souhaitez obtenir des informations sur les bisexualités ou sur tout autres orientations sexuelles, etc....
Nous serons là pour vous accueillir, discuter, vous informer... Tout cela dans la confidentialité.
Pour avoir les autres dates des Permanences, des Café-Débat-Sexo, vous pouvez aller sur notre site de Bi-Visible à l'adresse suivante : http://www.bi-visible.com/index.php/home/agenda


Du nouveau !!!

 

En plus de notre page Facebook https://www.facebook.com/bivisible, vous pouvez nous suivre dès maintenant sur Twitter ici : https://twitter.com/BiVisible. Bien sûr, le mail d'écoute ecoute@bi-visible.com et le mail d'information générale infos@bi-visible.com ainsi que notre téléphone 07.82.75.53.24 sont toujours disponible.


Bonjour tout le monde,

 

Bientôt la rentrée et avec elle son lot de nouveautés ! En ce qui nous concerne, une nouvelle boîte mail vient de voir le jour pour une écoute attentive et toujours bienveillante auprès de ceux qui en ont besoin : ecoute@bi-visible.com.

L'adresse existante (infos@bi-visible.com) est toujours active mais sera moins spécialisée pour l'écoute et l'accompagnement des personnes en demande.

 

Bonne fin d'été à tous. A la rentrée!


Bonjour à tous,
Pour ceux qui n'ont pas pu assister à la marche des fiertés de cette année, voici en vidéo le discours de notre association prononcée par notre excellente Suzy et écrit par notre écrivain public et présidente, Katy.


 

Bonjour à tous, vous trouverez ci-joint le lien pour télécharger les dernières notes des cafés débat qui ont eu lieu au sein de notre association. Merci à Mary pour cette rédaction.

 

Notes du 08 juin 2016

Notes du 20 avril 2016.

Notes du 11 mai 2016.

 


Bonjour à tous !

 

NOTES DU CAFE DEBAT DU 23 03 16 :
10 personnes (2 f et 8h)
Sujet choisi : Comment vivre le mieux possible une période de vide affectif et (ou) sexuel ?
(Le sujet : « Faut il être raisonnable en matière de sexualité » a été beaucoup plébiscité aussi et débattu dans le cours de la discussion.)

Echanges nombreux, impliqués et émouvants, le tout dû sans doute au nombre restreint de participants qui a permis à quelques uns de davantage s’exprimer que dans un groupe plus important.

Une partie de ce qui a été dit :
Moment difficile à vivre émotionnellement lorsque qu’on se découvre une nouvelle sexualité (bisexualité pour 1 homme), manque de garçon. Les hommes peuvent être timides.
Comment vivre une relation affective avec une personne ayant perdu sa libido ? Est-ce sans solution ?
Ce n’est pas simple à gérer, il y a beaucoup d’injonction à être en couple, être célibataire, ce n’est pas « normal » dans la société. Il y a des périodes où c’est normal dans la vie d’être seul par exemple après une rupture dans une longue relation mais certains ne s’y résolvent pas et se perdent dans une recherche frénétique sur des sites internet dans une urgence de rencontres et sont en panique. La séparation est une perte et ce n’est pas inutile de se poser pour essayer de comprendre ce qui s’est passé, ce que l’on veut ou ne veut plus. Il y a des personnes qui ne savent pas gérer la solitude.
Chaque situation est différente. Cela peut être précieux d’avoir ce vide pour ne pas être en décalage avec ses désirs profonds et faire un travail personnel sur soi. On est parfois enfermé dans nos carapaces forgées par l’éducation. Que veut-on vraiment ? Quels sont nos désirs, nos envies ?
Le célibat est mal vu dans le schéma classique. On voudrait se poser mais on a peur de la solitude. Certains ne connaissent pas les codes de la séduction. On peut être célibataire par choix, se ressourcer, mais ressentir cette solitude et avoir peur qu’elle dure (vide affectif pas évident à vivre)
Peut-on avoir des relations sexuelles pour remplir le vide affectif même si on n’en a pas envie ?
Choix entre solitude subie et solitude choisie. Si acceptation réelle, sentiment d’apaisement, sérénité. On évite l’hyperactivité (évitement, fuite). Période très intéressante si on l’affronte et l’investit : quels sont mes désirs, qu’est ce qui est important dans ma vie, qu’est ce que je veux faire, éviter ? Une personne a fait ainsi 2 rencontres sans les rechercher. Les sites conviennent pour des rencontres sexuelles, mais ne sont pas adaptés pour des relations affectives durables.
Il faut du temps avant une rencontre après une rupture violente même si on se retrouve dans une solitude non désirée.
Pendant un célibat durable, témoignage d’hyperactivité avec rencontres massages et vie sexuelle débordante. Commence à se poser. Prend ce qui vient au jour le jour en fonction des rencontres. Est franc avec ses partenaires (pas de sentiments), ce qui n’est pas toujours évident. Tranches de vie à vivre en conscience de ce qu’on peut apporter à l’autre. Vivre le moment présent.
Une relation sexuelle ne remplace pas une relation affective. Si oui, dégoût de soi, impression de se servir de l’autre, de se négliger soi même. Les 2 ne sont pas forcément liées ou séparées mais s’enchevêtrent. Si en cas de solitude, on mélange les 2, on peut ressentir de l’insatisfaction…
Témoignage : ne rien faire sexuellement, c’est se priver d’une relation affective. Il faut se forcer un peu. S’est privé de toutes formes de relations (envie d’absolu) et réalise qu’en refusant la sexualité et l’affection à l’autre, il blesse plus l’autre qu’il ne le préserve. Pensait qu’il allait nuire à l’autre mais en fait se nuisait à lui-même.
Témoignage : aime beaucoup le sexe et peut le dissocier très bien du sentiment. Ne s’en prive pas. Mais n’a pas le code de séduction avec une fille (pas de « coup d’un soir »). Si relation affective, pas de sexe en priorité. N’a plus envie de vie de couple, aime avoir ses moments à lui. Célibat choisi, mais solitude pas forcément.
Témoignage : Sexe/sentiment : a bien séparé cela à un moment de sa vie. Sexualité du vide si pas de sentiments, liée à la question de la confiance (non confiance en soi). Sexualité sans affection, sexe pour le sexe. A maintenant confiance en lui après une relation de couple. Choix de célibat maintenant. A envie de rencontre directe, séduction, sexe… nécessaire pour construire une relation sexuelle et affective épanouie. Souligne l’importance du travail sur la confiance en soi.
Témoignage : a l’impression d’être cerné. Sexualité nouvelle récente, a beaucoup d’envies mais peu d’expériences. Est-ce que son handicap physique le bloque ? Les choses se passeraient elles mieux sinon ? A des désirs forts, pas de manque d’envies ni de problème fonctionnel. Ne peut pas compenser par l’affectif ou le sexuel. A beaucoup réfléchi, s’est posé, a analysé. Il a vécu quelques années en couple avec une femme. Est en souffrance, a envie de sexualité, c’est le plus urgent. Met les sentiments de côté pour souffrir moins. Prêt à gérer le sexe d’un côté, les sentiments de l’autre. A l’impression d’être ignoré en boîte, c’est son handicap ? ou il n’intéresse pas ? Usant. Se sent exclu à cause des stéréotypes et a beaucoup de mal à avoir confiance en lui. Son désir serait d’être en couple avec un garçon.
Propositions du groupe : éviter le frontal des sites et discothèques basés sur l’image. Préférer l’associatif dans lequel on privilégie le dialogue avec de « vrais gens », on y rencontre des personnes altruistes, curieuses de l’autre.
Citation de Jeanne Benameur : « La vie ne nous apporte pas ce qu’on veut quand on le veut. »
C’est très humain de focaliser sur son manque. C’est mieux de focaliser sur ce qu’on a et cela demande un effort intellectuel sinon on oublie.
Le corps et l’esprit sont interconnectés. Certains hommes enchaînent les relations sexuelles et ont du mal à investir une seule relation. Difficulté pour certains de construire une relation, à la 1ère difficulté, rupture et on va voir ailleurs
Se forcer ?
Lorsque l’on n’a pas envie de multiplier les aventures, le défi est de rester connecté à soi même.
Certains posent la rencontre comme préalable pour faire quelque chose, important de faire le contraire, ce qu’on veut avant la rencontre.
Rejet par rapport à la norme, mais les gens ne savent plus comment regarder l’autre. C’est ok une fois la barrière passée.

 


Ci-dessous, vous trouverez le compte-rendu de notre dernier café-débat. Pour le prochain, qui aura lieu le 23 mars 2016, vous pouvez vous inscrire par mail sur infos@bi-visible.com. ATTENTION !!! Le nombre de places et limité (20 personnes max).

 


Bonne lecture !

Notes prises lors du café-sexo du 10 février 16
Nous étions 21 pour cette 1ère réunion, 8 femmes et 13 hommes. Le buffet type auberge espagnole était copieux et très bon.
Le sujet choisi et voté par les participants :
« La monogamie est-elle en évolution ? »

La monogamie et la norme ?
Provoque des frustrations qui ont des répercussions sur les relations sociales.
Un mythe ? Image de la société ? Norme ?
Liberté intérieure, frustrations, se permet-on de vivre sa vie intérieure ? Désir de vivre autre chose.
Préfère nourrir sa liberté, l’écouter.
Nous a nourri.
Peut exister. Fidélité admise ou non selon les couples. Infidélité.
Faut-il la critiquer ? On est dans la consommation ?
Il y a des monogamies basées sur un amour réel. Les tentations sont de plus en plus fortes.
Pas de réel débat. Maintenant la sexualité est moins taboue. Avant c’était imposé, pas discuté. C’est dans les programmes scolaires depuis 2000 mais peu abordé par les enseignants non formés.
Outils nouveaux sur Internet, tentations plus nombreuses mais est ce que ça remet en question le couple ? Couple ouvert / couple fermé.
Sentiment d’insécurité dans des couples monogames. C’est le dominant, le paradigme. Ça dépend de l’ère dans laquelle on vit. C’est un schéma qui ne correspond pas forcément à tout le monde.
Le grand amour ? Une seule personne ne peut pas tout nous apporter. Monogamie ouverte ou fermée ? Relation primaire, secondaire, tertiaire…
Remet le schéma catholique en question, schéma un peu dépassé. Occasion plus que tentation (péjoratif)… Notre liberté, quel est notre désir ? Le respect de la liberté de l’autre. L’éducation sexuelle. Quel est mon désir ?
La relation avec une personne va s’approfondir, meilleure sexualité dans la monogamie. Mieux si suivi avec le même partenaire. Mieux en monogamie ( 1 partenaire) par opposition à volage, égoïste (consommation, irresponsabilité, performance…). La relation et la qualité, relation suivie avec une ou plusieurs personnes. Tentation tous les jours.
Mariage d’amour depuis le 20ème siècle. Avant on mariait des patrimoines (relation d’oppression de l’homme sur la femme)
La sexualité n’est pas une activité comme une autre, c’est une activité particulière, ça peut être formidable ou catastrophique… On n’est pas forcément amoureux, mieux quand on est amoureux ? ça peut être émotionnellement très fort, des sentiments amoureux peuvent naître.
C’est un mythe de penser que l’autre apporte tout. Pression sur les partenaires, conflits. Quid du bonheur, de la liberté de chacun ?
Le sentiment amoureux profond se nourrit sur la durée…
La monogamie a ses avantages mais n’est pas le seul modèle. Parler avec le partenaire de ses envies et désirs.
Le bonheur dépend de moi, pas de la relation. Vivre le moment présent donc qualité si ça s’arrête. Chaque relation est unique.
Qu’est ce qui nous convient intimement ? Est-ce que ça va rester une norme sociale ?
« Consommation » : péjoratif… Remplacer par « gourmet »
Les polyamoureux ne sont pas dans la consommation.
On peut vivre de très bons moments dans les histoires d’un soir.
Plusieurs sortes de monogamies, reconnaissance d’autres formes de relations.
On va vers une plus grande liberté individuelle (mariage pour tous)
Pourquoi sortir de la monogamie ? Se connaître, savoir ce qui est essentiel pour soi. Qu’est ce qui me manque ? Concept d’introspection. Autonomie. A penser au niveau du couple. Concept d’identité : à 20, 30, 40 ans, concept évoluant avec le temps.
On s’est libéré de la morale de l’église, nos parents ont vécu mai 68, crise économique et sociétale, nouvelles libertés grâce à internet, on est comme des enfants qui découvrent de nouvelles libertés. Dans un avenir proche on arrivera à une acceptation normale de façon à ce que ce ne soit plus un tabou, que chacun puisse vivre sa sexualité comme il l’entend en respectant les autres.
Questionnements personnels. Partager son expérience avec d’autres pour mieux se situer. Epanouissement personnel. Comment on se construit ?
Comment les normes, la société, chacun évoluent au niveau de la sexualité et des relations sentimentales.


Mary ( adhérente à bi-visible), animera ce café-débat (non directif) sur l'approche de la sexualité dans les relations: Bisexuelles, homos(gay et lesbien), hétéro, mono/polyamoureuses(amours plurielles ou non), transgenres................

Ce café-débat se place sous le signe de la bienveillance et de la tolérence. Afin que chacun puisse s'exprimer en se sentant en confiance et en sécurité.

Souhaitant que ses interventions soient les plus impliquées possibles en référence à vos expériences, vos sentiments et vos vécus.

Pour la convivialité, on vous propose d'apporter boissons non alcoolisées( jus de fruits,soda), ainsi des plats préparés salés, sucrés, que nous partagerons tous ensemble( comme à l'auberge espagnole). ( Mary se charge des assiettes,couverts,verres,en plastiques, et serviettes en papiers).Merci à tout le monde.

 

Lieu de ce café-débat:  A L'Espace De Diversité De Laïcité - 38, Rue D'Aubuisson -31000 Toulouse.

Dates et horaires:  - Mercredi 10 Février 2016 de 19h à 23h / - Mercredi 23 Mars 2016 de 19h à 23h / - Mercredi 20 Avril 2016 de 19h à 23h / 

                            - Mercredi 11 Mai 2016 de 19h à 23h / - Mercredi 08 Juin 2016 de 19h à 23h .

 

Pour vous inscrire, contactez Katy , Suzy et Sébastien au:

Tel: 07.82.75.53.24.

Mail: infos@bi-visible.com

 

On sera heureux de vous accueillir. Merci et à bientôt.

L'équipe de Bi-Visible.

 

Cliquez ici pour plus d'infos : Plaquette de présentation.

 

 

Agenda

 

Notes cafés-débats

Café sexo du mercredi 12 octobre 2016 :

Nous étions 20 personnes (10h et 10f) au dernier café sexo qui a eu lieu mercredi 12 octobre à l'Espace Diversité Laïcité.

Sujet choisi : Peut-on envisager des relations affectives et sexuelles hors normes au quotidien ? Assumez-vous votre sexualité au travail ? Aborder sa sexualité dans le cadre familial.

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