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Carl: En chemin....

Il n'y a que très récemment que le concept de bisexualité s'est présenté à moi, alors que je l'a vit depuis le début de ma sexualité, soit depuis l'âge de mes 12 ans. J'ai aujourd'hui 32 ans. J'ai eu plusieurs expériences avec des femmes et avec des hommes, toutes ayant leurs lots de déceptions et de bonnes découvertes,  çela m'est souvent arrivé de tomber amoureux des femmes, des hommes cela ne m'est encore jamais arrivé.

Avant cela, je n'en parlais tout simplement pas, ni à mes amis, ni à ma famille qui ne le sait pas d'ailleurs.  Pourquoi ? Parce que je pensais que cela n'avait pas vraiment d'importance. Oui je peux avoir du désir pour des personnes du même sexe aussi, et alors ma sexualité ne regarde personne, à part ceux avec qui je l'a vit.

Malgré cela et mon choix de le garder secret, est venu, peu à peu, le sentiment de m'être ma sexualité de côté, et ainsi que la question de la place que je pouvais occupé en tant qu'individu dans la société. Nous sommes hommes ou femmes, hommes dans le corps d'une femme ou l'inverse, ou les deux en même temps.

En tant que bisexuel une incompréhension demeure, il faut apparemment montré qu'elle existe au risque de ne pas exister. Mais pourquoi ? Je suis de nature introverti, timide, je n'ai pas envie de montrer ça a tout le monde, et pourtant il le faut.

Ainsi s'est passé pour moi de nombreuses années où je pouvais me cacher derrière le masque d'un hétérosexuel, ce qui n'a pas manqué de me mettre mal à l'aise dans de nombreuses situations et ce qui m'a permis aussi de mesurer parfois l'intolérance qu'ils peut régner dans le coeur de certains.

J'ai donc découvert ce mot de bisexualité qui est un choix de vie.

A vrai dire pour l'instant je n'ai pas grand chose à dire de plus, je n'en ai pas encore parlé à ma famille. Je ne l'assume pas encore complètement devant les autres. Je vais à mon rythme.

03/05/16

Germain: Quant la Rentrée ne ce passe pas exactement comme on l'avait programmé...

J'ai vingt-huit ans et je dois avouer que ma bisexualité m'est tombée dessus tout récemment. Jusque là je n'avais jamais perçu un homme comme désirable. Je ne me voyais partager un quotidien, des projets, une existence entière, des enfants, qu'avec une femme et pourtant un bel été, à l'étranger, il était beau, il était grand, il était américain. Pour la première fois de ma vie, j'ai désiré un homme ce n'était ni réciproque ni de l'amour. Je le sais maintenant. Il a été crucial pour moi de lui révéler mon attirance, ce fut fait et tant mieux.

 

Une fois parti, j'ai  cru que mon envie d'hommes allait disparaitre, mais ce ne fut pas le cas. Cette nouvelle possibilité élargie la palette de couleurs et d'harmoniques  de mes désirs, mais ne me prive en rien, ne me fait rien sacrifier. Jai longtemps vécu pour de nombreuses raisons comme un cancéreux qui a échappé de peu à son tombeau, privé d'envie, de vie, d'espoir. Cela m'arrive encore parfois je ne le nis pas. Pour moi, cette bisexualité tant décrié par certains esprits ignorants ou étriqué, n'est ni une malédiction, ni une perversion. C'est une renaissance, un nouveau rapport entre moi, mon corps et mes désirs. Mon goût pour le sport est né de mon envie d'hommes. Jai besoin de me trouver désirable et désiré par les hommes. Je n'ais jamais eu cette motivation concernant les femmes. Je n'éprouve pas la nécessité de m'entretenir pour être celui qui pourrait leurs convenir.

 

J'ai aimé passionnément une femme pleuré pour elle. J'ai pleuré également pour un homme, tout les mots ne seraient décrire ces larmes, qui semble vous  submerger, en même temps qu'elles vous font suffoquer, vous assaille de toute part ce déversant par tout les pores de votre peau et parcourent l'ensemble de votre corps en une sombre vibration, qui vous laisse comme seul compagnon le poids de l'absence. Puis un beau jour, une lueur, un feu nouveau, sans raison ou presque, si ce n'est cet homme là, qui inspire, transcende tout ce que l'on est. Alors, il n y a plus qu'a laisser place à l'amour, au désir, a la passion brulante, dévorante et entêtante. Je l'attends si il ne vient pas j'irais le chercher. Je finirais bien par le trouver.

 

 

 

20/01/16

Mary H: De ma non-conscience de la bisexualité à son acceptation assumée…

Dès ma plus tendre enfance, j’ai vécu les relations avec les filles, mes copines, de façon entière et passionnée. J’ai eu toujours eu jusqu’à maintenant « une meilleure amie » et ai été fidèle à ses amitiés dont deux remontent à 60 et 50 ans (j’ai 64 ans). J’ai toujours été plus à l’aise avec les femmes. Il faut dire que je n’ai pas eu au départ une belle vision de l’homme avec un père alcoolique et violent… les mises en garde d’une mère surprotectrice… Je me méfiais des hommes, n’avais pas confiance en eux, bref ne les aimais pas… Mais j’étais formatée sur le modèle classique (le prince charmant) et à partir de l’âge de 11 ans, à chaque rentrée des classes, je tombais amoureuse d’une fille et d’un garçon, enfin c’est ce que je me dis avec le recul. A l’époque, je ne pensais pas que j’étais amoureuse de la fille. Et pourtant je la séduisais facilement et elle devenait mon amie alors qu’avec le garçon j’étais moins à l’aise et que la rencontre n’aboutissait pas forcément. A l’âge de quinze ans, il y avait dans ma classe une lesbienne de mon âge qui me fascinait, car si elle ne m’attirait pas, elle me faisait découvrir en se confiant à moi, un univers totalement inconnu. Parallèlement, je vivais une amitié passionnée avec une fille et j’avais aussi un petit copain. Lorsqu’ils me donnaient des rendez-vous au même moment, je n’hésitais jamais : je la choisissais, elle… Toujours sans mettre de mots sur les sentiments. L’année suivante, cette amie est partie à l’étranger et je me suis retrouvée seule et triste. Alors le petit copain m’a consolée… Bien consolée, puisque j’ai été enceinte à quinze ans et demie… On était en 68, je me suis mariée avec lui, à vingt ans j’avais 3 enfants… et tombais amoureuse de… la cousine de mon mari… Cette fois ci en mettant des mots sur ce qui m’arrivait… Ce fut une brève histoire romantique. Je réalisais que je m’étais trompée d’orientation et en parlais avec mon mari. Ce fut la fin de notre couple, même si je restais encore dix ans avec lui car je ne me sentais pas le courage de partir à vingt ans, sans métier et avec trois bébés. Mais je me sentais lesbienne et à 30 ans, je partis avec ma première amie, ma première histoire d’amour féminine, passionnelle qui dura deux ans. Déjà, j’étais polyamoureuse, sans y mettre ce mot, mais je tombais amoureuse régulièrement d’autres femmes et pendant cette période qui dura quatorze ans, j’eus de nombreuses aventures et vécut quelques amours. Sexuellement ce fut la révélation du plaisir et la découverte de l’orgasme… Moi qui pensais que l’orgasme était une chose inventée par les écrivains dans leurs romans !!! Ce furent des années orageuses, passionnelles qui me laissèrent meurtries à l’âge de 45 ans et me donnèrent alors envie de re-découvrir les hommes… J’avais découvert le plaisir avec des sex-toys et me disaient que j’avais sans doute des choses à explorer de nouveau avec les hommes dans ce domaine… J’avais trop souffert avec les femmes, j’avais envie de légèreté avec les hommes auxquels je m’étais toujours moins attachée sentimentalement. En quittant mon milieu exclusivement lesbien mais sans rejeter mes amies je fus extrêmement choquée et triste du rejet de la majorité d’entre elles au prétexte que je les trahissais et que je ne savais pas ce que je voulais, que je ne savais pas me situer ni m’engager…Pendant de nombreuses années ensuite, j’ai fui les histoires d’amour féminines et ai re-découvert les hommes, de façon plus ou moins heureuse… Quelques belles histoires d’amour, un grand nombre d’aventures avec beaucoup de plaisir dans la sexualité mais sans sentiments. Ces dernières années avec des hommes plus jeunes que moi. A Paris où j’avais toujours vécu.

Jusqu’à mon arrivée à Toulouse fin 2014, avec ce désir de commencer une autre vie. Les mots « bisexualité » et « polyamour » prennent maintenant tout leur sens. Je réalise pleinement que je peux être attirée par un homme ou par une femme, que j’ai envie d’être amoureuse de plusieurs personnes, d’avoir de la sexualité, de vivre des histoires légères mais pas superficielles qui soient basées sur la communication… Au moment où j’écris, je suis amoureuse d’un homme de 40 ans. Il s’habille en femme et je le trouve très attirant. Nous vivons une belle histoire au niveau des sentiments et aussi sexuellement. Je suis aussi attirée par un homme de 27 ans qui a aussi un côté très féminin, il me dit qu’il m’aime et pour le moment c’est une histoire platonique… Je constate que je suis attirée par des hommes qui ont un côté féminin et que j’aimerai avoir une amie… Je constate aussi qu’il m’est plus difficile de faire des rencontres féminines. Je montre mes sentiments mais par deux fois récemment ça n’était pas réciproque… Je garde espoir car je rencontre de nombreuses personnes passionnantes dans cette belle ville rose et si elles m’attirent, je n’hésite pas à leur faire comprendre… Je n’ai plus de temps à perdre à ce moment de ma vie…

 

Je me sens enthousiaste et optimiste, c’est une belle période de ma vie et j’ai l’ intention d’en explorer les différentes facettes amoureuses sans tabous et en toute liberté !!!

02/01/16

Sébastien: Un mec en jupe

 

Je ne sais pas trop par où commencer.

 

Mon orientation sexuelle et mon choix de vie sont très liés, et sont venus de manière très progressive...

 

Je n'ai pas toujours été le mec en jupe et talons hauts. Ce n'est que très récemment que j'ai pu assumer mes choix, depuis ma séparation avec mon ex-femme, avec qui j'ai partagé vingt ans de ma vie.

 

Ado, puis jeune adulte, j'étais très complexé, très timide aussi. Si la gent féminine me fascinait, je n'étais pas forcément à l'aise dans les vestiaires masculins ! Une certaine attirance pour certains camarades nus me troublait. Je rangeais ça au fond de moi : non, je ne pouvais pas être homosexuel, puisque je préférais les filles !

 

Par mon caractère, je me suis souvent senti proche des filles, au point que si je surmontais ma timidité pour les aborder, elles ne voyaient pas en moi un séducteur potentiel, mais plutôt un ami, un confident. De là, une certaine proximité avec elles, qui libérait leur parole avec moi. De discussions en discussions (ou j'étais le seul mec admis!), je me suis imprégné de leur liberté vestimentaire, de leur façon de regarder les mecs (plutôt mignon, celui-là, mais pas très fin!), de leurs petits et gros soucis. E me mettais à penser comme une fille tout en étant garçon. Pas très facile à gérer, mais très riche d'enseignement, et très libérateur quand ce fut enfin assimilé !

 

Parallèlement, je découvris le travestissement (très partiel!), au cours d'une soirée de rigolade avec des amis. Cependant, je découvris aussi autre chose : je me sentais bien ainsi habillé. Je me sentais moi, entier.

 

Homme dans mon corps, mais femme par certains côtés.

 

Je ne pouvais cependant pas vivre ainsi. J'avais encore trop de préjugés en moi, et trop de préjugés autours de moi. Ce n'étais qu'en cachette, avec une certaine honte, que je pouvais ainsi m'habiller.

 

Un soir d'hiver, revenant à vélo d'une leçon d'auto-école, j’eus ma première expérience avec un homme. M'étant arrêté pour un besoin pressant dans un petit bois, un homme m'a abordé, me demandant si je voulais bien lui faire une fellation. Je me suis dit pourquoi pas, j'ai essayé, et me suis aperçu que j'aimais aussi ce contact viril. Cela à l'air sordide ainsi dit, mais ce fut libérateur.

 

Je me suis cependant encore longtemps demandé si je n'étais pas homosexuel, mais au final, non. Les quelques expériences que j'ai pu avoir par la suite me le confirmèrent : homme, femmes, j'étais attiré par les deux... Je découvris le terme de bisexualité plus tard, et compris que c'était ce que j'étais au fond de moi. Je l'appris à ma femme, qui, bien entendu, eu du mal à l'accepter. Mais la parole aidant, elle admit qu'elle ne pouvais rien y faire, et compris aussi que le l'aimais malgré tout. Elle savait que j'avais des aventures masculines, mais n'en dit mot, gardant pour elle mon amour.

 

Nous avons fini par nous séparer, récemment, pour des raisons toutes autres que ma bisexualité. De nouveau seul, je pu enfin retrouver une garde-robe féminine. Je me suis décidé à ne plus me cacher, et me sens entier. Paradoxalement, je me sens plus séduisant en jupe : une relation particulière s'installe avec les femmes, et pour les mecs, un tri se fait d'office. Je sens certains regards gourmands qui se posent sur moi et les savoure.

 

Regards d'hommes, regards de femmes, regards ouverts, surtout.

 

28/12/15

Katy: L'amour a-t-il une norme ?

Tout commence au début de l’année 2000, je m’apprête à fêter mes 21 ans... . Quelques jours auparavant, hasards de la vie ou destinée comme on veut... une nouvelle personne entra dans ma vie... un regard, des mots échangés... mon cœur qui s'emballe :). 

Un terrible manque quand cette personne est loin de moi... . Mais que m'arrive-t-il ? Ce sentiment, je le connais... mais c'est impossible, je ne peux être tombée amoureuse de cette personne... je n'en ai pas le droit... parce que c'est une femme !!! Et pourtant si... . J’en reconnais les signes d’un coup de foudre, ce fameux sentiment d’exister, d’avoir les yeux qui brillent juste en pensant à l’être aimé.

A partir de ce moment-là, ma vie bascule. Je ne comprends rien. Des questions se bousculent dans mon esprit ; pourquoi ça m'arrive à moi ? Qui suis-je finalement ? Jusqu'à cette rencontre, je n'avais aucun doute sur mon orientation sexuelle. Mes amours, jusque-là, se conjuguaient qu'au masculin, donc j'étais hétérosexuelle. Mais voilà qu'elle est arrivée sans crier gare et qu'elle m'a mis l'esprit à l'envers en quelques minutes. 

Une colère contre elle et contre moi, mais peu à peu, la tristesse m'envahit. Que faire ? Que lui dire ? Comment être avec elle ? Après tout, c'est sans doute comme on appelle « une erreur de parcours ». On se rapproche, on s’éloigne... on joue à cache-cache… à un jeu qui me semble trop ambigu, trop difficile à décoder. Les jours et les mois passent... les nouvelles s’espacent. Nos chemins semblent se séparer… pour un temps. Puis des mails qui m’arrivent pour prendre de mes nouvelles… ces courriels restent parfois sans réponse de ma part. 

De là, je rencontre alors d'autres hommes, qui restent plus ou moins longtemps à mes côtés.

Fin 2002, ma vie sentimentale se stabilise avec celui qui devient mon mari et le père de nos enfants. Je lui confie mon « secret » dès le début... il ne m'a pas jugé et m'a simplement dit qu'il n'y avait peut-être pas toujours d'explication à tout. Les années passent sans l'ombre d'un nuage. Mais en 2009, le ciel s'assombrit avec l'arrivée d'une femme... . Plus aucun doute n'était possible ! Je n'étais décidément pas hétérosexuelle. Il fallait que je sache qui j'étais. Et comme la vie fait bien les choses de temps en temps, une personne m'a aidé à comprendre et à prendre mon courage à deux mains... . C'est alors que j'ai réellement conjugué au féminin. 

Mais alors qui suis-je vraiment ? Ni hétéro, ni homo, ou les deux à la fois. Peut-être existe-il un mot pour désigner cet entre-deux ? Serait-ce la bisexualité ? Oui, en effet.

A partir de ce moment, j’ai commencé à aller dans des endroits pour les femmes mais j’ai plutôt rencontré et parlé avec des femmes homosexuelles. Lorsque j’expliqué ma situation, on me disait que je devais arrêter de mentir. Ensuite, j’ai surfé sur des sites Internet et j’ai découvert un « monde » invisible… un univers flou sans codes bien définis. Les bisexuels nombreux pourtant, préfèrent s’afficher autrement : soit hétéros, soit homos. Sur la toile, j’ai discuté avec des femmes aimant les hommes et les femmes, le plus souvent mariées avec une vie de famille rangée, mais en quête d’amours au féminin et ceci dans le plus grand secret. Je découvre alors tout un panel de ces amours honteuses dont il ne faut pas parler : entre amours platoniques, propositions de plan à trois, relations cachées envers leur compagnon, je voguais sur le net à la recherche d’une relation amoureuse dans les bras d’une femme où ces moments partagés seraient justes simples, beaux, magiques, dans le respect de chacune.

J’ai commencé à en discuter avec une connaissance homosexuelle et ce fut le début d’un « lavage » de cerveau. Pour elle, je n’étais qu’une femme qui refusait d’accepter mon homosexualité latente depuis des années. Ma défense restait veine. Fatiguée de me battre, j’ai commencé à me dire que je devais choisir un « camp » pour rentrer dans une certaine norme. J’ai quitté Sébastien pendant quelques jours avec notre première fille, pour réfléchir à tête reposée. La réponse s’imposait d’elle-même : je ne peux pas choisir. J’ai besoin des deux… en tous cas, j’aime Sébastien. Alors, je rentre chez nous. Deux ans passent et mon côté hétérosexuel reprend ses droits… une deuxième petite fille voit le jour en 2010. 

2011 et c’est un coup de foudre qui arrive par surprise. Ce fut une très belle histoire avec une femme durant six mois. Bien qu’hétéro, je fus sa première histoire homosexuelle. Cette histoire a été plus platonique qu'autre chose. Ne sachant plus où elle en était, elle a préféré mettre un terme à notre relation. Aujourd'hui, cet amour platonique à laissé place à une amitié sans ambiguité.

Un soir de début 2012, j’ai enfin décidé de pousser la porte de l’association d’Arc-En-Ciel de Toulouse où j’ai pu me confier à des personnes neutres. J’ai eu la chance de tomber sur un homme qui m’a écouté sans forcément me classer dans une case. Son accueil et ses paroles ont été d’un grand réconfort.

Environ deux mois après, donc il y a presque 4 ans, sur Internet, j’ai fait une jolie rencontre….  une femme, avec qui j’ai construit une relation stable, dans le respect et le consentement de chacune. Bisexuelle assumée, elle m’a aidé à m’accepter encore mieux. Aujourd'hui, notre amour continue de voguer, avec nos forces, nos fragilités, nos dysfonctionnements.

Lui et elle font partie de ma vie et entre eux c’est une grande amitié qui se tisse au fil des jours. Nos deux filles s’attachent à elle et c’est réciproque ! Suzy devient une figure d’attachements pour nos deux petites têtes blondes (âgées de 10 et 5 ans actuellement).

En résumé, je vis ma bisexualité de façon simultanée qui fait référence aux amours pluriels… . Aimer deux personnes en même temps, cela demande une bonne organisation et beaucoup de temps. Simple ? Non, loin de là mais possible. De plus, il faut que nos deux partenaires acceptent de partager la même personne et qu’ils s’entendent bien. Ce schéma idyllique pour certaines personnes bisexuelles peut s’avérer difficile à trouver.

Etant donné que le modèle de couple est plutôt hétérosexuel monogame, il est évident que la bisexualité simultanée dérange. Elle vient chambouler nos représentations du couple et fait voler en éclat les cases. Le regard des gens est souvent chargé d’interrogation et là, il faut pouvoir être assez fort pour assumer cette situation hors-normes.

Dans tous les cas, il n’y a aucune recette toute faite à la bisexualité… à nous d’inventer nos vies avec nos aspirations qui peuvent évoluer ou non dans le temps et selon les rencontres. 

Mon mari, a toujours été présent, il m’a soutenu et ce devant les uns et les autres. Parfois, je suis stupéfaite d’observer combien il comprend que la bisexualité existe. 

Etant en situation de handicap et bisexuelle, je vis une double différence et parfois une double discrimination. Avec l’évolution des mœurs, je me permets de songer à une meilleure acceptation de ce double tabou.

Notre histoire en est toute aussi belle, à mes yeux, à leurs yeux.

07/12/15

 

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Actualités

Nous étions 17 hier soir pour le 1er café sexo de l'association Bi- Visible 2017, 12 hommes et 5 femmes.
Sujet choisi : Découverte et lassitude dans la sexualité (14 voix)
Prochain café sexo, le 1er février !


Nous vous souhaitons une bonne et heureuse année 2017.

Qu'elle vous apporte de bonnes choses Positives : Santé - Joie - Bonheur - Amour - Amitié - Prospérité - Travail - Argent.
Bisous de toute l'équipe de Bi-Visible.


Nous vous retrouvons le 04/01/2017 pour le Café-Débat-Sexo de 19h à 22h. (A L' Espace De Diversité De Laïcité - 38,Rue D'Aubuisson - 31000 Tlse). (Tout public). Inscrivez-vous.
Et notre prochaine Permanence aura lieu le 09/01/2017 de 18h à 20h. (A L' Espace De Diversité De Laïcité - 38,Rue D'Aubuisson - 31000 Tlse). (Tout public). (Si vous êtes en questionnement sur votre identité et / ou votre orientation sexuelle - Désirez partager votre parcours de vie - Vous souhaitez obtenir des informations sur les bisexualités ou sur tout autres orientations sexuelles, etc....
Nous serons là pour vous accueillir, discuter, vous informer... Tout cela dans la confidentialité.
Pour avoir les autres dates des Permanences, des Café-Débat-Sexo, vous pouvez aller sur notre site de Bi-Visible à l'adresse suivante : http://www.bi-visible.com/index.php/home/agenda


Du nouveau !!!

 

En plus de notre page Facebook https://www.facebook.com/bivisible, vous pouvez nous suivre dès maintenant sur Twitter ici : https://twitter.com/BiVisible. Bien sûr, le mail d'écoute ecoute@bi-visible.com et le mail d'information générale infos@bi-visible.com ainsi que notre téléphone 07.82.75.53.24 sont toujours disponible.


Bonjour tout le monde,

 

Bientôt la rentrée et avec elle son lot de nouveautés ! En ce qui nous concerne, une nouvelle boîte mail vient de voir le jour pour une écoute attentive et toujours bienveillante auprès de ceux qui en ont besoin : ecoute@bi-visible.com.

L'adresse existante (infos@bi-visible.com) est toujours active mais sera moins spécialisée pour l'écoute et l'accompagnement des personnes en demande.

 

Bonne fin d'été à tous. A la rentrée!


Bonjour à tous,
Pour ceux qui n'ont pas pu assister à la marche des fiertés de cette année, voici en vidéo le discours de notre association prononcée par notre excellente Suzy et écrit par notre écrivain public et présidente, Katy.


 

Bonjour à tous, vous trouverez ci-joint le lien pour télécharger les dernières notes des cafés débat qui ont eu lieu au sein de notre association. Merci à Mary pour cette rédaction.

 

Notes du 08 juin 2016

Notes du 20 avril 2016.

Notes du 11 mai 2016.

 


Bonjour à tous !

 

NOTES DU CAFE DEBAT DU 23 03 16 :
10 personnes (2 f et 8h)
Sujet choisi : Comment vivre le mieux possible une période de vide affectif et (ou) sexuel ?
(Le sujet : « Faut il être raisonnable en matière de sexualité » a été beaucoup plébiscité aussi et débattu dans le cours de la discussion.)

Echanges nombreux, impliqués et émouvants, le tout dû sans doute au nombre restreint de participants qui a permis à quelques uns de davantage s’exprimer que dans un groupe plus important.

Une partie de ce qui a été dit :
Moment difficile à vivre émotionnellement lorsque qu’on se découvre une nouvelle sexualité (bisexualité pour 1 homme), manque de garçon. Les hommes peuvent être timides.
Comment vivre une relation affective avec une personne ayant perdu sa libido ? Est-ce sans solution ?
Ce n’est pas simple à gérer, il y a beaucoup d’injonction à être en couple, être célibataire, ce n’est pas « normal » dans la société. Il y a des périodes où c’est normal dans la vie d’être seul par exemple après une rupture dans une longue relation mais certains ne s’y résolvent pas et se perdent dans une recherche frénétique sur des sites internet dans une urgence de rencontres et sont en panique. La séparation est une perte et ce n’est pas inutile de se poser pour essayer de comprendre ce qui s’est passé, ce que l’on veut ou ne veut plus. Il y a des personnes qui ne savent pas gérer la solitude.
Chaque situation est différente. Cela peut être précieux d’avoir ce vide pour ne pas être en décalage avec ses désirs profonds et faire un travail personnel sur soi. On est parfois enfermé dans nos carapaces forgées par l’éducation. Que veut-on vraiment ? Quels sont nos désirs, nos envies ?
Le célibat est mal vu dans le schéma classique. On voudrait se poser mais on a peur de la solitude. Certains ne connaissent pas les codes de la séduction. On peut être célibataire par choix, se ressourcer, mais ressentir cette solitude et avoir peur qu’elle dure (vide affectif pas évident à vivre)
Peut-on avoir des relations sexuelles pour remplir le vide affectif même si on n’en a pas envie ?
Choix entre solitude subie et solitude choisie. Si acceptation réelle, sentiment d’apaisement, sérénité. On évite l’hyperactivité (évitement, fuite). Période très intéressante si on l’affronte et l’investit : quels sont mes désirs, qu’est ce qui est important dans ma vie, qu’est ce que je veux faire, éviter ? Une personne a fait ainsi 2 rencontres sans les rechercher. Les sites conviennent pour des rencontres sexuelles, mais ne sont pas adaptés pour des relations affectives durables.
Il faut du temps avant une rencontre après une rupture violente même si on se retrouve dans une solitude non désirée.
Pendant un célibat durable, témoignage d’hyperactivité avec rencontres massages et vie sexuelle débordante. Commence à se poser. Prend ce qui vient au jour le jour en fonction des rencontres. Est franc avec ses partenaires (pas de sentiments), ce qui n’est pas toujours évident. Tranches de vie à vivre en conscience de ce qu’on peut apporter à l’autre. Vivre le moment présent.
Une relation sexuelle ne remplace pas une relation affective. Si oui, dégoût de soi, impression de se servir de l’autre, de se négliger soi même. Les 2 ne sont pas forcément liées ou séparées mais s’enchevêtrent. Si en cas de solitude, on mélange les 2, on peut ressentir de l’insatisfaction…
Témoignage : ne rien faire sexuellement, c’est se priver d’une relation affective. Il faut se forcer un peu. S’est privé de toutes formes de relations (envie d’absolu) et réalise qu’en refusant la sexualité et l’affection à l’autre, il blesse plus l’autre qu’il ne le préserve. Pensait qu’il allait nuire à l’autre mais en fait se nuisait à lui-même.
Témoignage : aime beaucoup le sexe et peut le dissocier très bien du sentiment. Ne s’en prive pas. Mais n’a pas le code de séduction avec une fille (pas de « coup d’un soir »). Si relation affective, pas de sexe en priorité. N’a plus envie de vie de couple, aime avoir ses moments à lui. Célibat choisi, mais solitude pas forcément.
Témoignage : Sexe/sentiment : a bien séparé cela à un moment de sa vie. Sexualité du vide si pas de sentiments, liée à la question de la confiance (non confiance en soi). Sexualité sans affection, sexe pour le sexe. A maintenant confiance en lui après une relation de couple. Choix de célibat maintenant. A envie de rencontre directe, séduction, sexe… nécessaire pour construire une relation sexuelle et affective épanouie. Souligne l’importance du travail sur la confiance en soi.
Témoignage : a l’impression d’être cerné. Sexualité nouvelle récente, a beaucoup d’envies mais peu d’expériences. Est-ce que son handicap physique le bloque ? Les choses se passeraient elles mieux sinon ? A des désirs forts, pas de manque d’envies ni de problème fonctionnel. Ne peut pas compenser par l’affectif ou le sexuel. A beaucoup réfléchi, s’est posé, a analysé. Il a vécu quelques années en couple avec une femme. Est en souffrance, a envie de sexualité, c’est le plus urgent. Met les sentiments de côté pour souffrir moins. Prêt à gérer le sexe d’un côté, les sentiments de l’autre. A l’impression d’être ignoré en boîte, c’est son handicap ? ou il n’intéresse pas ? Usant. Se sent exclu à cause des stéréotypes et a beaucoup de mal à avoir confiance en lui. Son désir serait d’être en couple avec un garçon.
Propositions du groupe : éviter le frontal des sites et discothèques basés sur l’image. Préférer l’associatif dans lequel on privilégie le dialogue avec de « vrais gens », on y rencontre des personnes altruistes, curieuses de l’autre.
Citation de Jeanne Benameur : « La vie ne nous apporte pas ce qu’on veut quand on le veut. »
C’est très humain de focaliser sur son manque. C’est mieux de focaliser sur ce qu’on a et cela demande un effort intellectuel sinon on oublie.
Le corps et l’esprit sont interconnectés. Certains hommes enchaînent les relations sexuelles et ont du mal à investir une seule relation. Difficulté pour certains de construire une relation, à la 1ère difficulté, rupture et on va voir ailleurs
Se forcer ?
Lorsque l’on n’a pas envie de multiplier les aventures, le défi est de rester connecté à soi même.
Certains posent la rencontre comme préalable pour faire quelque chose, important de faire le contraire, ce qu’on veut avant la rencontre.
Rejet par rapport à la norme, mais les gens ne savent plus comment regarder l’autre. C’est ok une fois la barrière passée.

 


Ci-dessous, vous trouverez le compte-rendu de notre dernier café-débat. Pour le prochain, qui aura lieu le 23 mars 2016, vous pouvez vous inscrire par mail sur infos@bi-visible.com. ATTENTION !!! Le nombre de places et limité (20 personnes max).

 


Bonne lecture !

Notes prises lors du café-sexo du 10 février 16
Nous étions 21 pour cette 1ère réunion, 8 femmes et 13 hommes. Le buffet type auberge espagnole était copieux et très bon.
Le sujet choisi et voté par les participants :
« La monogamie est-elle en évolution ? »

La monogamie et la norme ?
Provoque des frustrations qui ont des répercussions sur les relations sociales.
Un mythe ? Image de la société ? Norme ?
Liberté intérieure, frustrations, se permet-on de vivre sa vie intérieure ? Désir de vivre autre chose.
Préfère nourrir sa liberté, l’écouter.
Nous a nourri.
Peut exister. Fidélité admise ou non selon les couples. Infidélité.
Faut-il la critiquer ? On est dans la consommation ?
Il y a des monogamies basées sur un amour réel. Les tentations sont de plus en plus fortes.
Pas de réel débat. Maintenant la sexualité est moins taboue. Avant c’était imposé, pas discuté. C’est dans les programmes scolaires depuis 2000 mais peu abordé par les enseignants non formés.
Outils nouveaux sur Internet, tentations plus nombreuses mais est ce que ça remet en question le couple ? Couple ouvert / couple fermé.
Sentiment d’insécurité dans des couples monogames. C’est le dominant, le paradigme. Ça dépend de l’ère dans laquelle on vit. C’est un schéma qui ne correspond pas forcément à tout le monde.
Le grand amour ? Une seule personne ne peut pas tout nous apporter. Monogamie ouverte ou fermée ? Relation primaire, secondaire, tertiaire…
Remet le schéma catholique en question, schéma un peu dépassé. Occasion plus que tentation (péjoratif)… Notre liberté, quel est notre désir ? Le respect de la liberté de l’autre. L’éducation sexuelle. Quel est mon désir ?
La relation avec une personne va s’approfondir, meilleure sexualité dans la monogamie. Mieux si suivi avec le même partenaire. Mieux en monogamie ( 1 partenaire) par opposition à volage, égoïste (consommation, irresponsabilité, performance…). La relation et la qualité, relation suivie avec une ou plusieurs personnes. Tentation tous les jours.
Mariage d’amour depuis le 20ème siècle. Avant on mariait des patrimoines (relation d’oppression de l’homme sur la femme)
La sexualité n’est pas une activité comme une autre, c’est une activité particulière, ça peut être formidable ou catastrophique… On n’est pas forcément amoureux, mieux quand on est amoureux ? ça peut être émotionnellement très fort, des sentiments amoureux peuvent naître.
C’est un mythe de penser que l’autre apporte tout. Pression sur les partenaires, conflits. Quid du bonheur, de la liberté de chacun ?
Le sentiment amoureux profond se nourrit sur la durée…
La monogamie a ses avantages mais n’est pas le seul modèle. Parler avec le partenaire de ses envies et désirs.
Le bonheur dépend de moi, pas de la relation. Vivre le moment présent donc qualité si ça s’arrête. Chaque relation est unique.
Qu’est ce qui nous convient intimement ? Est-ce que ça va rester une norme sociale ?
« Consommation » : péjoratif… Remplacer par « gourmet »
Les polyamoureux ne sont pas dans la consommation.
On peut vivre de très bons moments dans les histoires d’un soir.
Plusieurs sortes de monogamies, reconnaissance d’autres formes de relations.
On va vers une plus grande liberté individuelle (mariage pour tous)
Pourquoi sortir de la monogamie ? Se connaître, savoir ce qui est essentiel pour soi. Qu’est ce qui me manque ? Concept d’introspection. Autonomie. A penser au niveau du couple. Concept d’identité : à 20, 30, 40 ans, concept évoluant avec le temps.
On s’est libéré de la morale de l’église, nos parents ont vécu mai 68, crise économique et sociétale, nouvelles libertés grâce à internet, on est comme des enfants qui découvrent de nouvelles libertés. Dans un avenir proche on arrivera à une acceptation normale de façon à ce que ce ne soit plus un tabou, que chacun puisse vivre sa sexualité comme il l’entend en respectant les autres.
Questionnements personnels. Partager son expérience avec d’autres pour mieux se situer. Epanouissement personnel. Comment on se construit ?
Comment les normes, la société, chacun évoluent au niveau de la sexualité et des relations sentimentales.


Mary ( adhérente à bi-visible), animera ce café-débat (non directif) sur l'approche de la sexualité dans les relations: Bisexuelles, homos(gay et lesbien), hétéro, mono/polyamoureuses(amours plurielles ou non), transgenres................

Ce café-débat se place sous le signe de la bienveillance et de la tolérence. Afin que chacun puisse s'exprimer en se sentant en confiance et en sécurité.

Souhaitant que ses interventions soient les plus impliquées possibles en référence à vos expériences, vos sentiments et vos vécus.

Pour la convivialité, on vous propose d'apporter boissons non alcoolisées( jus de fruits,soda), ainsi des plats préparés salés, sucrés, que nous partagerons tous ensemble( comme à l'auberge espagnole). ( Mary se charge des assiettes,couverts,verres,en plastiques, et serviettes en papiers).Merci à tout le monde.

 

Lieu de ce café-débat:  A L'Espace De Diversité De Laïcité - 38, Rue D'Aubuisson -31000 Toulouse.

Dates et horaires:  - Mercredi 10 Février 2016 de 19h à 23h / - Mercredi 23 Mars 2016 de 19h à 23h / - Mercredi 20 Avril 2016 de 19h à 23h / 

                            - Mercredi 11 Mai 2016 de 19h à 23h / - Mercredi 08 Juin 2016 de 19h à 23h .

 

Pour vous inscrire, contactez Katy , Suzy et Sébastien au:

Tel: 07.82.75.53.24.

Mail: infos@bi-visible.com

 

On sera heureux de vous accueillir. Merci et à bientôt.

L'équipe de Bi-Visible.

 

Cliquez ici pour plus d'infos : Plaquette de présentation.

 

 

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Notes cafés-débats

Café sexo du mercredi 12 octobre 2016 :

Nous étions 20 personnes (10h et 10f) au dernier café sexo qui a eu lieu mercredi 12 octobre à l'Espace Diversité Laïcité.

Sujet choisi : Peut-on envisager des relations affectives et sexuelles hors normes au quotidien ? Assumez-vous votre sexualité au travail ? Aborder sa sexualité dans le cadre familial.

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